Poussière d’étincelles & Verres fumés

Mehdi Masud

Poussière Web  illustration de couverture : Julien Grataloup

isbn : 9782953038378
format 11 x 18 cm
Prix Public : 10.00 € 

L’esprit champagne de Saint-Germain-des-Prés collisionne de nouveaux champs de bataille. Doué d’un génie caustique, Mehdi Masud observe et retranscrit le monde qui l’entoure, une société de l’esbroufe, de l’épate, peuplé de cabotins. L’auteur se fraye un chemin à travers la jungle des m’as-tu-vus, décapitant le futile avec une imparable désinvolture.


Edition papier épuisée (en attente de retirage)

Disponible en ebook – EISBN: 9791095024019 – 4,49 euros





PRESSE

 Magazine STYLIST

stylist-juillet-2015

juillet 2015 – Stylist n°100


coup de masud


CLIQUE.TV – mars 2015 : « Qui es-tu… Mehdi Masud »
(cliquer sur le lien ) >>
Qui es-tu Mehdi Masud


TECHNIKART – mai 2015 : « Le top 4 des nouvelles selon Masud »
(cliquer sur le lien) >>
Top 4 – La nouvelle selon Masud


MOTS A CREDIT : Les démons de Mehdi,
par Guillaume Desmurs

« Par un étrange court-circuit neuronal, ce titre et cette couverture m’ont fait penser à un recueil de nouvelles collectées et présentées par un auteur cyberpunk, Bruce Sterling, intitulé Mozart en verres miroirs. Je ne sais pas pourquoi. D’autant que ça n’a rien à voir. A part la référence aux lunettes de soleil. A part le fait que Mehdi Masud n’est pas si éloigné que ça de l’anticipation quand il dessine ses singuliers personnages d’une banalité confondante doués de sentiments décalées de science-fiction. Je me comprends.

Sous ce titre obscur et pourtant pétillant, Mehdi laisse grouiller les vers : « Leur seul voeu dans ce monde n’est pas l’égalité, mais l’ordre. Enlevez-moi ces lunettes de star, soldat. On n’est pas dans une boite de nuit », et il termine la tirade par : « Oh, merde, vous êtes dans un sale état ».
Je ne connais pas Mehdi, même si je le suis sur Facebook et que j’aime l’éclat sombre de ses aphorismes et ce titre doit assez bien résumer le personnage. Mehdi ne cache pas la dimension autobiographique de ses textes, ce qui lui permet de lâcher les chevaux sauvages de son autodérision : « ton petit blog de loser que tu fais lire à tes amis sur Facebook, c’est sordide, pour ne pas dire carrément pathétique », dit un personnage au narrateur de l’une des premières nouvelles.
Ces petits textes sont aussi bien troussés qu’une jupe de courtisane et Mehdi jongle allègrement avec les mots, en regardant ailleurs, entre le philosophique contemplatif post-coelho (« Dehors, la lueur des astres scintillant dans la nuit me conférait l’étrange puissance de l’Infini ») et le scato sautillant (« Oui, poursuit-elle en penchant légèrement son chapeau de côté, allumant une Vogue, dont les volutes exhalent une odeur de pet de colombe »). L’alliance de l’âme et de l’intestin rappelle la carpe rigolote et le lapin philosophique que Desproges faisaient convoler en juste noces dans ses textes.

Les courtes nouvelles de Mehdi se déroulent comme des fouets et, au moment où on l’attend le moins, vous claquent à la figure.

Chacun peut voir Mehdi à sa porte dans ces tableaux croqués de la vie parisienne du début du millénaire, chacun pourra se reconnaitre dans ses élans de bonté et d’amour (« La plénitude, c’est l’extrémité du bonheur. Tout simplement. » ) tout comme dans ses bassesse et ses renoncements pitoyables (« Son regard, contracté par des désirs de revanche sociale et raciale, imite encore difficilement dans sa cinétique le flot des caniveaux parisiens »). C’est un Houellebecq plus nonchalant et plus doué. Plus flemmard aussi, vu la maigre production fictionnelle de Mehdi.

« Do you speak english? » est la nouvelle la plus touchante car Mehdi est un bon garçon au fond, avec un coeur de chair dans un coeur de pierre. Son expérience d’opérateur téléphonique dans une association de défense de l’enfance maltraitée est presque même déchirante, « Une plongée dans un vivier d’histoires sordides et de faits divers violents, sanglants, de dénonciations anonymes et d’appels au secours, de cris qui s’évanouissent dans les ténèbres. Un des meilleurs trucs que j’ai pu faire, en somme ». Je crois que cette phrase résume tout le livre et on comprend au final que cette centaine de pages est l’autoportrait d’un timide, d’un boxeur de ce monde post-moderne, d’un esthète à claques qui parle autant à Guillaume Durand qu’à un enfant violé.

Et puis après ? « Il se réveilla et marcha dans la rue, prit le métro, le tramway et le bus, pour baiser d’autres filles ».

Pas d’écrit vain ici. Pas de gonflement de goître. On n’est pas dans la littérature, on est dans la vie, et ça fait du bien. « Mon domaine à moi, ce n’est pas le génie. C’est la vie. Vous en avez entendu parler ? », avait un jour balancé Françoise Giroud à Jean-Paul Sartre en 1960 (cité par Le Monde du 20/21 mars 2016). Avec ce premier livre de Mehdi, c’est exactement là où on est.
Poussière d’étincelles et verres fumés (Crispation éditions10 euros). Achetez-le chez l’éditeur, c’est mieux. Bon, je vois qu’il est indisponible. Démerdez-vous. Trouvez-le ».

Guillaume Desmurs,
Publié le 8 avril 2016,
motsacredit.com


LECTEURS

« “L’honneur retrouvé des Lettres françaises”.
Il fallait le faire, pour lire ça sur un quatrième de couverture, un jour d’Avril 2015.
Ce n’était pas une blague, pourtant.
J’ai lancé une pièce de monnaie en l’air avant de commencer le livre. Pile: c’était de l’esbroufe ; face: ce n’était pas un mensonge de noctambule revenu de tout.
Je me suis tout de suite aperçue que j’avais eu tort de prendre ça à la légère.
Ces phrases étaient sacrements bien alignées. Pas un mot de trop, pas une figure de style incohérente.
Tout arrivait au bon moment, avec la précision d’un sabreur en duel. J’avais l’impression de suivre un combat trop fulgurant pour moi.
C’était à la fois ironique et sincère, sensible et violent, drôle et magique.
La pièce lancée en l’air avant d’ouvrir le livre était tombée sur face.
« L’honneur retrouvé des Lettres françaises » ce n’était vraiment pas une blague.
Comme quoi en avril 2015, il y a toujours des belles phrases auxquelles on peut croire, sans se tromper.
Ce n’était pas un mensonge de noctambule revenu de tout. C’était la vérité d’un mec qui emmène loin. »
Alice P.


À l’auteur :
« Après m’être délecté de la lecture de votre compilation, je tenais à vous adresser mes plus vigoureuses félicitations.
Savoir concentrer autant de style dans si peu de lignes, avec cet implacable panache que les pigistes des Inrockuptibles appellent « morgue » (berk), et ouvrir de telles portes créatives en si peu d’effets ostentatoires : cela m’émut.
Bien entendu, étant moi aussi membre du club des Papas d’une Petite Princesse Grande Comme Ca, je fus secoué à la lecture du dernier texte, qui comme les autres tape dans le mille. »
Florian Pittion-Rossillon


RADIO MARAIS, Mehdi Masud invité de l’émission Baise en ville,
extrait à écouter ici >>

 



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