Les chairs utopiques, de Philippe Sarr

 

 

 

EISBN 9791095024088 – 4,49 euros – Distribué par Numilog >>
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ROMAN / Exofiction. Des artistes et des intellectuels sont soustraits à leur milieu d’origine et prennent la parole « selon leur tempérament », pour enfin occuper notre espace et notre temps. Sous les coups de butoir d’un système ouvert à tous et néanmoins implacable, ces chairs utopiques finiront par se désagréger.
Philippe Sarr suggère des « arrière-mondes » plutôt qu’il ne situe d’« autres lieux », et côtoie plus volontiers le roman dickien que le concept de Foucault, auquel le titre renvoie.
Thriller philosophique, roman d’amour ou fantaisie : en s’imposant au lecteur par l’autorisation même qui lui est donné à prendre toutes ses libertés, « Les Chairs Utopiques » s’expérimente en fin de lecture comme un conte moderne, aussi effroyable que vivifiant. 


PRESSE & MEDIAS

Magazine Litzic, 24/09/2018

« Situons les choses dans leur contexte, à savoir quelque part entre 1984, le chef-d’œuvre de Georges Orwell (big brother is watching you !, c’est lui) et Matrix des sœurs Wachowski. Vous secouez le tout, créez une architecture sur des fondations SartreCésaireCamus (et autres Brautigan) et vous obtenez Les chairs utopiques de Philippe Sarr.
Ce premier roman est une visite libre de la psyché d’un écrivain dont les personnages principaux ne sont autres que les écrivains renommés cités un peu plus haut, auteurs transférés dans des corps connecté à goog… aux Grand Connecteur. Celui-ci influe sur la réalité, la détourne, chamboule de ce fait la théorie du cogito ergo sum, interroge sur les fondements des souvenirs (réels ? Induits ? ) et sur la réalité/nécessité des relations humaines.

Pêle-mêle d’idées liées entre elles par la fulgurance de la plume de Philippe, mais ne répondant à aucune idée de linéarité narrative autre que celle, très personnelle, de son auteur, le bouquin peut en décontenancer plus d’un. Pourtant, si vous acceptez d’être
bousculés dans vos certitudes, vous serez rapidement séduit par l’écriture et le concept des chairs utopiques.
Intuitive, foisonnante, documentée (ou donnant fortement l’impression de l’être), l’écriture de P.Sarr s’avère très addictive tant elle dégage des charmes vénéneux. Pas de redite, fluide, elle contraste avec cette forme plus abrupte de narration, ne cède à aucune facilité, ne caresse personne dans le sens du poil et a le mérite de repousser très loin les spectres d’une écriture policée et calibrée « commerce ».
Pour ce qui est de l’histoire, il convient de se laisser aller, de faire tomber les barrières de la pensée unique pour se laisser embrigader dans cette quête du moi, de la liberté de penser par soi-même et ne pas se laisser charmer par les sirènes de goog… du Grand Connecteur. La folie douce qui règne en ces pages est salvatrice et correspond à cette phrase entendue ou lue quelque part, de nous ne savons plus qui, qui dit en substance : je préfère les fous aux gens normaux car les fous ne cachent rien de qui ils sont.
En ce sens, la sincérité ruisselant le long de ces pages n’a d’égale que l’intelligence d’écriture (notamment par le simple fait que l’auteur ne se perde pas lui-même dans les méandres de cette narration expérimentale) en découlant. Un livre qui devrait être mis dans toutes les mains, surtout dans celles qui croient que la littérature doit correspondre à des canons maints et maints fois réitérés, rabâchés, recrachés, de façon plus ou moins heureuse par des profs de français par toujours inspirés.
Nous terminerons par cette analogie, peut-être un peu douteuse de prime abord, mais qui nous tient à cœur. De nombreux musiciens disent de Bob Dylan qu’il leur a permis de s’affranchir de leur difficulté à chanter d’une façon qui leur est propre. En lisant Les chairs utopiques, nous pouvons presque affirmer que ce livre peut-être un déclencheur pour plus d’un : écrivez comme vous le sentez, et non comme vous croyez devoir le faire. C’est encore la meilleure façon de procéder pour toucher les lecteurs.
Ce que Philippe Sarr parvient à faire. Sans se renier. »

Cet article est à lire in situ>> www.litzic.fr/sarr


Radio Libertaire >>
Emission « De la Pente du Carmel la Vue est Magnifique »- 12/06/2017 –


EXTRAIT DU ROMAN