Les Chairs utopiques (Philippe Sarr)

Roman
Auteur : Philippe Sarr
ebook (epub) – date de parution 31/03/2017
prix : 4,49 euros

couverture "Les Chairs utopiques"


Des artistes et des intellectuels sont soustraits à leur milieu d’origine et prennent la parole « selon leur tempérament », pour enfin occuper notre espace et notre temps. Mais sous les coups de butoir d’un système ouvert à tous et néanmoins implacable, ces chairs utopiques finiront par se désagréger.
Philippe Sarr suggère des « arrière-mondes » plutôt qu’il ne situe d’« autres lieux », et côtoie plus volontiers le roman dickien que le concept de Foucault, auquel le titre renvoie.
Thriller philosophique, roman d’amour ou fantaisie : en s’imposant au lecteur par l’autorisation même qui lui est donné à prendre toutes ses libertés, « Les Chairs Utopiques » s’expérimente en fin de lecture comme un conte moderne, aussi effroyable que vivifiant.

L’auteur : Philippe Sarr a publié plusieurs nouvelles aux éditions de L’Abat-jour, dans les revues L’Ampoule et Squeeze. “Les Chairs utopiques” est son premier roman publié. 






Cet ouvrage est distribué par Numilog :
https://www.numilog.com/783171/Les-chairs-utopiques.ebook


Extrait:
“[…] j’avais fait un rêve bizarre. L’impression que des mains sombres me fouaillaient le cœur. Des mains aux ongles noirs qui jouaient avec mes coronaires comme avec les cordes usées d’une vieille guimbarde. Une vieille guimbarde comme celle du regretté Maddy Waters. Un mois plus tôt, je m’étais envoyé un sacré bouquin (toute l’histoire du blues écrite par un certain Barry Dolins, ancien directeur du Chicago Blues). Nous venions de partir pour Mexico. Mexico et sa banlieue tentaculaire. Un rêve de gosse, comme on a coutume de dire.

Je portais des lunettes 3D. Ma vie ressemblait à un film infernal. Je tombais de haut. Marylin venait de me planter le jour même de notre arrivée. Tout le village de Sante-Maria doit encore se souvenir du bruit que ça a fait quand ma tête est venue heurter le triple vitrage de la fenêtre du salon où nous nous étions retrouvés pour fêter nos un an de mariage !
À ce qu’il parait, c’est Pénélope, une amie, qui, la première, est venue s’enquérir de mon état. Il devait être dix heures du matin, pas davantage, et le soleil aurait pu nous griller sur place comme une poignée de peyotes rabougris par la chaleur […]”


Philippe Sarr, invité de l’émission “De la Pente du Carmel la Vue est Magnifique”- 12/06/2017 – Radio Libertaire.
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