david laurençon


David Laurençon est l’éditeur d’Amuse-Bec, de Thierry Girandon ; de Poussière d’étincelles & Verres fumés, de Mehdi Masud et des Chairs utopiques, de Philippe Sarr. / Auteur de Duncan s’occupe, roman / Réalisation de courts-métrages.


éditeur,

>> Amuse-bec de Thierry Girandon

>> Poussière d’étincelles & Verres fumés de Mehdi Masud

>> Les chairs utopiques-utopiques, de Philippe Sarr


chroniqueur (litzic)

>> Conversation avec l’artiste et écrivain Jacques Cauda

>> Live-report : Bob Dylan au Grand Rex, Paris

>> « Chercher Kinski », premier roman d’Arthur Terrier


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Roman – DUNCAN S’OCCUPE,

DUNCAN S’OCCUPE
Roman
Broché 14×20 cm – 196 pages
ISBN 978-2-9530383-2-3

>> voir Duncan s’occupe


DUNCAN S’OCCUPE, Presse & médias :

>> Chronique livre, « Duncan s’occupe [webzine Litzic] (article)
>> Focus litterature : « Duncan s’occupe » par Kerry Legres (article)
>> TLM, émission « La quotidienne » (extrait vidéo 1’30 mn)
>> Revue Remue (article)

Extrait de l’émission « La Quotidienne » sur TLM – Nicolas Bonnier (café-librairie Le Tasse-Livre à Lyon), à propos du roman de David Laurençon, « Duncan s’occupe » (Crispation éditions, 2011)


Courts-métrages,

les vidéos, en ligne sur vimeo, sont accessibles aux adhérents de « Sans crispation éditions – Association »
http://crispation-editions.fr/association/

QUELS FOUS ? (2001 -vidéo – durée 3’50). Avec Alexandre Pivette, Franck Laurençon, Morjane Djack, Dave Poussin. Son : Bruno Rodriguez. Images : David Laurençon. Montage : Victor Tarnanski.


AHW (1999 – Super 8 et vidéo – durée 15’42). Avec Lori Rougny, Laury Colombet et Emmanuelle Brivot. Images : Fred Penot et David Laurençon. Musique : Franck Laurençon, Lorne & Bernie. Montage son : Bruno Rodriguez. Avec la participation d’IEC et Euronews.


ILS AIMENT DES DANSES – Vidéo – 8’36 mns
Avec Gilles Buey, Aude Carpintieri, Nicolas Guépin. Musique: Araucaria. Images. James Manning. Produit par le collectif Mélange/Crispation.

INCONSEQUENCES (2003. Vidéo – durée 12’56) Avec Avec Alexandre Pivette, Caroline Normand, Grazziela Horens. Images David Poulain ; Son Bruno Rodriguez ; Musique Franck Laurençon & Bernie.


Par Ophélie Curado pour « Le Jounal des Lettres / Le coin littéraire » :

« Duncan s’occupe » de David Laurençon – Le coup de foudre littéraire.

Ce roman de David Laurençon, au ton irrévérencieux et surprenant, est tout à fait superbe. Dans le style du grand-maître John Fante, une pointe de vulgarité comme chez Emmanuelle Bayamack-tam ou encore emprunt de la crudité érotique et malsaine de Sade et d’Apollinaire, ce roman s’offre comme un souffle nouveau balayant les canons littéraires. Un chef-d’œuvre de l’inconvenance, apologie du sexe et de la sodomie, mettant en scène Duncan, un personnage avide de péchés que nous détestons tout autant que nous l’aimons à en mourir, rien que pour ses beaux yeux.
Si nous aimons des auteurs d’un amour puissant, comme s’il s’agissait presque de nos frères, de nos meilleurs amis, de nos compagnons de vie ; des écrivains d’une époque que nous n’avons pas connue, appartenant à ces entités littéraires presque intouchables et sacrées, il arrive parfois que nous croisions quelques miracles, de fervents disciples, des échos littéraires à nos plus grands coups de cœur. David Laurençon fait partie de ceux-là. Et son roman, Duncan s’occupe, s’offre comme l’une des plus belles découvertes littéraires de ces dernières années.
Sur les traces de John Fante, grand-maître italien du roman de l’errance et de l’impudeur, David Laurençon nous sert sur un plateau d’argent, Duncan, son personnage, d’une puissance caractérielle à toutes épreuves, empêtré dans ses contradictions, amoureux du sexe comme d’une drogue, aveuglé par l’appel de la chair, aliéné par les bas appétits de l’être humain. Irrévérencieux, décadent, noyé dans ses idées et sa vision de la vie comme on se noie, ivre, dans 50 centimètres d’eau ; Duncan devient immédiatement notre pire ennemi et notre meilleur ami. Toujours à traîner dans le lit de jeunes étudiantes perverses et folles, dans celui de femmes mûres et repoussantes, mais qui ont toujours quelque chose à offrir, traînant son corps entre les bars et les rues malfamées, Duncan incarne avec charme et style, le parfait héros littéraire, à la fois repoussant et incroyablement attirant.
John Fante lui-même, avec son célèbre Arturo Bandini dans les années 40, poussera sur le devant de la scène littéraire, ce même personnage de dépravé duquel nous tombons facilement amoureux, pour lequel nous pourrions mourir. Enivré par l’alcool et le sexe, Duncan s’affirme alors comme notre compagnon de route, l’ami qui ne nous apporte que des problèmes, le mari qui abuse de nos faiblesses, le frère que nous ne pouvons nous résoudre à abandonner, l’amant dont nous ne savons pas nous passer. Et rien que pour cette puissance du héros, rien que pour la richesse du caractère et son étoffe, extirpant ce personnage de sa structure de papier ; nous ne pouvons que saluer la performance de David Laurençon qui, par son écriture affûtée, sa plume acerbe, par les langages crus et vifs de ses personnages, se hisse au rang des plus grands auteurs du roman déroutant.
Duncan s’occupe nous propose alors un homme qui, de par le titre du roman, cherche à s’occuper, remplissant ses journées autant que ses verres, par de l’alcool coulant à flots, s’en délectant comme un assoiffé dans un désert infini, amoureux des liqueurs comme de ces corps maigres de femmes faciles à qui il ment et qu’il jette comme des mouchoirs de poche. Ce roman semble donc répondre intrinsèquement à une question que nous prenons parfois le temps de nous poser : que faire aujourd’hui, comment occuper nos journées, comment remplir tout ce temps que nous offre la vie lorsqu’elle veut bien se montrer clémente avec nous ? Duncan, ivre de vie et de passion, semble répondre à sa manière, à cette question, non sans une philosophie et des prouesses de style que nous adorons rapidement.
La vulgarité et la crudité de certains propos, qui tantôt choquent le lecteur, tantôt le font frémir, conscient que ses yeux parcourent des lignes scabreuses mais délicieuses, rappellent le bouleversant roman d’Emmanuelle-Bayamack-Tam, Si tout n’a pas péri avec mon innocence, dans lequel nous retrouvons des scènes de sexe crues et dénuées de poésie, rien que pour la beauté du mot, rien que pour sa force, rien que pour le plaisir que l’utilisation de ce dernier, procure. Mais la vulgarité ne fait pas tout, elle est d’ailleurs loin de faire l’unanimité, loin d’être un gage de qualité. Voilà pourquoi, une nouvelle fois, nous ne pouvons qu’applaudir la force d’écriture de David Laurençon, nous offrant tantôt une crudité obscène, tantôt des phrases d’une beauté à couper le souffle. Le rythme de l’histoire, quant à lui, bat la mesure avec délectation, emportant le lecteur sans la moindre difficulté, presque estomaqué d’arriver à la fin d’un roman qu’il aurait voulu infini.
Le sexe quant à lui, pêché originel de tout être humain dépendant de la bouteille, ni Duncan ni le lecteur ne peuvent y échapper. Certaines tournures de phrases, certaines scènes obscènes ne sont pas sans nous rappeler Les Onze mille Verges de Guillaume Apollinaire ou encore les monuments littéraires du Marquis de Sade. Tout comme Fante avant lui, David Laurençon fait partie de ces auteurs qui savent parler de sexe avec crudité, de sodomie et de perversion sans tomber dans les bas-fonds de la littérature érotique. C’est d’ailleurs en cela, entre autres, que nous pouvons distinguer une belle plume qui, malgré des sujets triviaux, sait encore être littéraire, comparée à la placidité infecte de romans érotiques écrit rien que pour parler de sexe et faire vendre. Tout un monde gravite autour de l’approche de la sexualité et quand bien même elle sait nous offrir des scènes repoussantes et délectables dans un même temps, il faut avoir un sacré génie pour trouver les mots justes.
C’est pour toutes ces raisons et sans doute pour bien d’autres encore, que Duncan s’occupe s’affirme comme un roman à lire à tout prix. Un roman qui nous prend les tripes et nous les serre jusqu’à ce que, les yeux humides de larmes et le souffle court, nous arrivions à formuler entre nos lèvres pâteuses : « voilà un putain de bon roman ! »
La preuve rassurante qu’il existe de belles rencontres littéraires parfois, des partages entre auteur et lecteur, comme une main tendue que l’écrivain semble nous offrir, comme un sourire espiègle qui semble vouloir nous murmurer : « j’ai là la came parfaite qu’il te faut mon ami ! Un roman concentré, du nectar pur jus de ce que les mots ont à offrir, la preuve que tu attendais qu’il existe dans ce bas monde des mecs qui savent encore faire quelque chose de leurs dix doigts en tapant sur les bonnes touches. De l’imagination à revendre, des idées que seul un homme de talent peut coucher sur le papier. J’ai ici, entre mes mains, un de ces romans qui te donne l’effet d’une bonne cuite après une fête qui avait mal commencé, la preuve que la littérature contemporaine n’est pas périmée et qu’elle cache encore de beaux trésors en elle. Un roman comme une bonne bouffée d’air frais, une claque dans la figure si agréable qu’on en redemande, un peu d’opium pour oublier que tout n’est pas rose parfois, quelques caresses pour le réconfort, un peu de sexe pour l’adrénaline, des rencontres éphémères et des discussions qui résonnent encore longtemps après, une fois ce livre terminé.
C’est pour toutes ces raisons et sans doute pour bien d’autres encore, que Duncan s’occupe est un roman à lire avant la fin du monde. Un roman qui redresse notre bonne vieille littérature sur ces vieilles pattes, celles qui frappent le pavé depuis des siècles déjà. La preuve agréable et salutaire qu’un bon bouquin, qu’une bonne histoire, qu’une sacrée jolie écriture, décidément, c’est une belle définition de ce qu’est le bonheur !

(2019) éditeur / Les Chairs utopiques, de Philippe Sarr

>> voir Les Chairs utopiques


(2018) éditeur / Poussière d’étincelles & Verres fumés, de Mehdi Masud
© Crispation éditions, 2015

>> voir Poussière d’etincelles & Verres fumés


(2016) éditeur / Amuse-bec, de Thierry girandon
© Crispation éditions, 2014

Thierry Girandon. accueil, contact

>> voir Amuse-bec


(2011) Duncan s’occupe


>> AMUSE-BEC, de Thierry Girandon

>> LES CHAIRS UTOPIQUES, de Philippe Sarr


Avec Lori Rougny, Laury Colombet et Emmanuelle Brivot. Images : Fred Penot et David Laurençon. Musique : Franck Laurençon, Lorne & Bernie. Montage son : Bruno Rodriguez. Avec la participation d’IEC et Euronews et avec la participation de Sylvain Reboux.


Avec Gilles Buey, Aude Carpintieri, Nicolas Guépin. Musique: Araucaria. Images. James Manning. Produit par le collectif Mélange/Crispation.


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Texte original “AHW” :

Après avoir longtemps erré dans les ruines du Rapace de pierre, il est arrivé, lentement. Il marche, lentement. Il ne danse pas, plus, sa danse étrange.Elle, elle hurlait – comme la sauvagerie exulte : elle ne veut pas être libérée. Elle dit qu’elle ne veut pas être libérée.
J’aime l’insulte et le parjure des sentiments sublimes,
Quelle fantastique créature ! Il semble,
L’âme malade et déchiquetée en extase devant – quoi ?
Il semble que sa volonté de rester ici parmi lui provienne de fort loin. Il semble, depuis un fort long temps. Elle ne veut pas être libérée. Il semble que sa volonté provienne d’une autre sphère, oh, ailleurs, c’est sûr. Elle est prisonnière.
Devant les illusions hideusement romantiques,
Elle est prisonnière dans un château, rapace de pierre, elle est prisonnière dans un amour, rapace sans cœur, de chair. Elle est prisonnière.
Fantastique, Coprolalie, Créature, Catin.
La liberté et le blasphème sont absolument nécessaires,
Il n’a de respect que pour la pureté. Donc elle ne veut pas être libérée.
Il célèbre la ruine de tous les symboles,
Elle veut rester parmi lui : mais il veut défaire ses liens est-ce possible ?
D’abord il a connu le terrible, et délirant refus de toute lumière – quelle qu’elle soit – d’où qu’elle provienne, et vienne,
Le moyen d’être assez forte pour atteindre sa sphère ? Sphère fantastique !
Maintenant tout est absolument distinct. Tout est bien, limpide. Il n’a de respect que pour la pureté. La pureté, ô prisonnière chargée de tant d’amour ! Quelle valeur, quelle fantastique créature : elle ne veut pas être dehors.

Sors !

Les autres disent que tout se passe dehors, l’amour est dehors !

Oh, sors !

Toutes les portes sont ouvertes, et c’est lui qui les a détruites, toutes !

Sors !

Elle l’aime, elle l’aime, elle l’aime furieusement. La musique populaire choque ses larmes, des diamants,« Je dois rester ici parmi toi. Ne me libère pas, je te le demande, à genoux. »

Pauvre conne.

***

Elle dit qu’un enfant vit dans son ventre,D’où provient ce monstre ?

***

Je connais le pouvoir destructeur qu’a sur les dames, que la liberté a sur les dames.
Alors j’exige que tu te remettes sur tes jambes ; j’exige, je sais que tu aimes mes ordres. Aujourd’hui je veux que les liens que j’ai inventés se brisent : je veux ce qu’il faut. Et il faut que tu te libères de moi.
Tu es une femme, oh, une dame ! Je brise ces liens qui me fatiguent, qui me pèsent tant.

***

– Je suis une femme moderne qui ne se sent jamais si heureuse qu’attachée, attachée à n’importe quoi, à tout ce qui est suffisamment dur, roide. C’est que n’est-ce pas, je ne veux pas tomber. Je suis une pauvre, et belle créature qui n’a qu’une toute petite conscience.

– Pendant toutes ces années ma turbulence a servi tes fontaines. Nous baisions, je t’aimais. Quelle turbulence ! Ma turbulence a troublé tes fontaines. Ce n’était pas ma faute, non vraiment. Tu sais bien mon bel amour, que toutes les manières de mélanges te fascinent. Tu es folle des mélanges.

– Le goût, l’odorat, le toucher, la conscience de soi, l’ouïe, la vue, la conscience d’un symbole de l’enchaînement des causes : sept. Je me moque de tout cela. Le mélange me fascine. Je suis mise en mouvement – par le mélange.

***

« Je ne suis pas un aigle, moi : mon amour reprends-moi. Je veux rester là parmi toi : m’échapper comme c’est mal ! Pourquoi craches-tu sur moi que tu aimais, sur moi, pauvre animale ? Je suis une fantastique créature. Viens sur moi, moi pauvre animale – sur moi que tu aimais.

« Si tu veux encore, frappe-moi ! Frappe encore, et prends du plaisir : parce que je t’aime, oui, et je te le demande, frappe-moi !

« Ferme les portes. Je veux rester ici parmi toi, je veux être prise par toi. Je ne veux pas être dehors avec les autres. Tu sais que mes larmes sont des diamants et tu es fou tu es fou, mes larmes sont à toi ; elles sont toutes de diamants !

« Pourquoi as-tu fais de moi…ça ? Ferme les portes.

Je suis une fantastique créature, ferme les portes… »

***

« Je ne m’inquiète plus, je n’ai pas peur : tu n’as pas peur de l’air des cimes et j’aimais ces traces rouges, ces taches toutes rouges celles de mes chaînes, comme des diamants fantastiques. »

***

L’amour est une invention moderne, et l’homme ne doit pas s’efféminer.

– L’ordre a du bon ? Je ne sais plus être heureuse avec cet homme. Il parlait d’amour, mais n’avait besoin qu’un trou du cul de femme. Mais les choses changent, je n’ai plus besoin de lui, et je rêve maintenant de vulgarités ordinaires. J’ai peut-être tort.
Je ne sais pas.
De toute façon il est trop tard. Quelque chose cloche dans sa tête. Je suis émue : mes larmes étaient belles, mais quelque chose cloche dans sa tête. Son énergie turbulente lui faisait croire qu’il avait toujours raison. Il n’y avait toujours que lui, il regardait et ne voyait rien, ou alors seulement ce qu’il voulait, ce qui le nourrissait. Tout ce qu’il y a gagné c’est que je me suis mise moi aussi à aimer les ruines, La Ruine.
Et ma grâce féminine a modifié, déformé, vaincu ses turbulences.

***

Alors donc, au revoir mon amour.Nous ne sommes pas pareils, au revoir mon amour. Je n’ai plus toute ma raison, je le sais.
Tu as souhaité te désencombrer de moi : tu t’es désencombré de moi : Mann soll sicht belasten, il ne faut s’encombrer de rien.
Je vois la nuit, oh comme c’est beau ;
Je vois des ténèbres, c’est très beau : comment supporter toutes ces choses si belles ?
Mais oui, je t’aimais, et toute ma tête a été sucée. Tu as sucé ma tête.
Ma raison a reçu un choc, furieux. Umbretta arrive.

***

Une jeune fille s’est mise à rire – rire !
Et le rire n’était pas ordinaire. Oh, ce n’était pas une hallucination,Quel beau mystère !Maintenant il faut guérir : retrouver une belle santé.
L’homme répond au rire peu ordinaire de la jeune fille au turban.

***

Il a rencontré des femmes ordinaires des nuits qu’il était ivre, et très ivre. Alors il transporte dedans lui l’odeur hideuse de plusieurs créatures hideuses, oh, monstrueuses,L’odeur hideuse de plusieurs créatures hideuses et monstrueuses.

***

A quoi pensais-tu ? A quoi songeais-tu quand tu dardais, tu suçais mon amour, vampire : je t’ai fait devenir libre, alors vas-t-en et lâche, détache-toi de ta proie : c’est moi.D’accord, j’étais tout à fait folle de vouloir rester ici parmi toi, Homme ! Tu voulais devenir très libre ?
D’accord, mais il ne faut s’encombrer de rien : danse, dansons !

***

Elle dit que la turbulence de l’homme a troublé ses fontaines. Elle se touchait, oh elle s’aimait furieusement.Les mélanges l’ont rendue tout à fait folle,
Rendue furieusement dérangée par la fascination des mélanges ;
La belle, belle pureté n’évoquait rien pour elle.

Août 1999