Fête la mort !

16,20

Roman Format 130×190 mm – 144 pages
ISBN 979-10-95024-03-3

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Description

Titre incantatoire, roman subversif pour de vrai (si le subversif a à voir avec la bousculade radicale des bourgeoises pudeurs), Fête la mort !, huitième roman de Jacques Cauda, initiateur du courant pictural « surfiguratif », écrivain prolixe et sur-énergique, est sans conteste l’une de ses oeuvres la plus aboutie et la plus jubilatoire parue à ce jour.
Si fêter la mort semble incongrue dans une société qui tendrait plutôt à la nier (vanité de la vie terrestre), Jacques Cauda se fait une joie de nous rappeler que mourir peut aussi être un art. Fête la mort ! prend à contre-pied, en le « surfigurant », le « N’oublie pas que tu vas mourir ! » de la pensée chrétienne et nous ramène à notre condition de mortel, lui, l’artiste, en faisant s’enlacer la fête et la mort dans une joute poétique et macabre.

« Fête la mort est du genre picaresque comme le SatyriconThe Unfortuned TravellerNaked LunchVoyage au bout de la nuitLa vida de Lazarillo de Tormes…
C’est un voyage. Un voyage sans fin, ni milieu, ni début. Un voyage que vous pouvez couper ou commencer où bon vous semble, à n’importe quel point d’intersection, pour reprendre l’expression de Burroughs.
Il est écrit selon une technique qui donne toute permission aux Mots donc à la Mort. Atroce aventure qui va jusqu’au trognon humain. Plaidoyer pour l’infamie qui pourrait s’intituler Personnages parcourus d’effluves, comme ce dessin de Robert Gie, œuvre  de psychopathe sous influence livré à une machine « suspendue sur le flanc, comme un rayon d’étagère ».
Voici : une nuit, un homme s’introduit dans le box où repose une bête. Il est armé d’une scie. Est-il peintre ou bien écrivain ? Aime-t-il entendre le bruit d’une pompe à vélo gonfler des intestins jusqu’à ce qu’ils crèvent sur une feuille de papier ? Ou plus certainement cherche-t-il la veine dans l’aube noire du matin ? »
J. Cauda.